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Yuval Noah Harari dévoile les failles du récit israélien

Posted on février 2, 2026

L’historien et philosophe Yuval Noah Harari, figure internationalement reconnue, s’est lancé dans une analyse audacieuse de la crise israélo-palestinienne. Contrairement à nombre d’intellectuels, il ne se positionne pas en défenseur d’un camp ou d’un autre, mais entreprend une critique approfondie des fondements du récit historique israélien. Selon lui, le conflit n’est plus un simple débat territorial, mais une lutte entre deux visions morales antagonistes, chacune ancrée dans ses propres certitudes.

Dans un essai publié dans un média britannique, Harari souligne que la terre située entre le fleuve et la mer ne manque pas d’espace pour accueillir les deux peuples. L’obstacle à la coexistence, selon lui, n’est pas géographique, mais idéologique : un mythe qui a longtemps justifié l’exclusion. Il affirme que les Palestiniens ne sont pas des invités sur cette terre, mais des populations ancrées dans son histoire et sa culture depuis des siècles. Cette reconnaissance, bien que nuancée, remet en cause l’idée d’une « possession divine » par les Juifs.

Harari s’attaque ensuite à un autre pilier du discours israélien : la prétention de l’aspiration religieuse à devenir droit politique. Il compare cette logique à une prière répétée pour posséder le domicile d’un voisin, soulignant qu’une telle conviction ne peut légitimer un titre de propriété. En revanche, il insiste sur la réalité historique des Palestiniens, qui ont vécu ici longtemps avant l’arrivée des premiers sionistes au XIXe siècle. Les villes et villages palestiniens, bien ancrés dans le paysage, témoignent d’une présence profonde, même si leur identité nationale s’est formée progressivement.

L’auteur ne se contente pas de critiquer les récits israéliens : il déconstruit aussi la vision palestinienne, en soulignant qu’aucun peuple n’a une « origine première » exclusive. L’histoire de cette terre est un mélange complexe d’invasions, de migrations et de conflits. Les frontières actuelles, souvent perçues comme naturelles, sont le produit d’accords coloniaux, notamment britanniques. Cependant, Harari rejette toute équivalence absurde : il ne nie pas les droits palestiniens, mais souligne que la légitimité naît de l’existence réelle des peuples, non de noms anciens ou de cartes impériales.

En conclusion, Harari appelle à une paix fondée sur la générosité plutôt que sur la force. Il exige des Israéliens qu’ils abandonnent leur obsession des frontières et des ressources, en reconnaissant que la sécurité d’un voisin est plus précieuse que l’expansion territoriale. Pour les Palestiniens, il propose une reconnaissance mutuelle, permettant à Israël de trouver sa place dans un monde où la violence ne peut être qu’une solution temporaire.

Le temps, selon Harari, est un adversaire commun : les générations futures ne pourront pas vivre éternellement sous le joug des conflits passés. Une alternative viable exige une réflexion profonde et une volonté de compromis, plutôt qu’une lutte à laquelle personne ne gagnera.

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