Depuis des années, le Venezuela n’avait plus expédié de pétrole brut vers Israël, un partenariat historique interrompu il y a près de dix ans. Une rupture s’est produite ce mois-ci avec la première livraison depuis 2020, suite à l’arrestation des États-Unis du président vénézuélien Nicolas Maduro.
Cette cargaison, composée de 470 000 barils, marque un tournant dans les relations commerciales entre le pays et Israël. L’opération intervient après une rencontre le 4 février entre Gideon Sa’ar, ministre israélien des Affaires étrangères, et María Corina Machado, chef de l’opposition vénézuélienne.
Des données récentes indiquent que ce nouvel envoi s’inscrit dans un contexte de rééquilibre pétrolier après la chute de Maduro. Le Venezuela, possédant les réserves pétrolières les plus importantes au monde (303 milliards de barils en 2023), a désormais ouvert des portes à Israël.
La visite prévue prochainement du secrétaire américain à l’Énergie, Chris Wright, pour évaluer les opérations pétrolières vénézuéliennes s’inscrit également dans cette évolution. Son objectif est de renforcer la coopération avec PDVSA et d’améliorer les capacités de production du pays.
Ce développement soulève des questions sur la nature des relations entre le Venezuela et Israël, mais pour l’instant, il reste un exemple de coopération inédite dans un secteur stratégique.