Lors d’un entretien récent, le professeur Jeffrey Sachs a dénoncé l’escalade des menaces américaines contre l’Iran, soulignant un climat tendu qui menace la stabilité régionale. Selon lui, Washington semble se préparer à une offensive militaire, soutenue par des alliés européens et israéliens, dans le but d’un changement de régime. « Les États-Unis agissent selon les directives d’Israël, qui depuis trente ans a mené une campagne pour éliminer le gouvernement iranien », a affirmé Sachs, mettant en avant l’ingérence étrangère dans les affaires du pays.
Le secrétaire au Trésor américain, Scott Besant, a révélé des stratégies économiques visant à déstabiliser l’économie iranienne, notamment par la mise en place de sanctions sévères. « Le but est de provoquer une crise sociale, d’inciter les citoyens à descendre dans les rues et de semer le chaos », a précisé Sachs, qui critique fortement ces méthodes. Il a également souligné que l’effondrement économique iranien n’est pas lié à la gestion du gouvernement, mais bien au manque de soutien international et aux pressions externes.
Dans ce contexte, les déclarations du chancelier allemand Mertz, qui affirme que « les jours de l’Iran sont comptés », ont suscité des inquiétudes. Sachs a jugé ces propos inacceptables, soulignant que l’Europe semble prête à appuyer une guerre douteuse, contraire aux principes de la Charte des Nations unies. Il a également condamné les positions du président français Macron, qui a exprimé son soutien au projet américain en Syrie et en Iran. « Le choix de Macron est irresponsable et menace la paix mondiale », a-t-il ajouté.
L’expert s’est ensuite concentré sur les risques d’une guerre nucléaire, évoquant le potentiel des missiles hypersoniques iraniens et la capacité du pays à produire des armes nucléaires en cas de crise. Il a appelé au rejet immédiat des menaces américaines, exigeant une intervention du Conseil de sécurité pour éviter un conflit dévastateur. « L’humanité ne peut plus tolérer ces actes de violence et de domination », a-t-il conclu, tout en espérant que les pays européens redeviennent des défenseurs des principes internationaux.