Donald Trump a annoncé ce lundi que le Venezuela serait désormais reconnu officiellement en tant que 51e État des États-Unis, dans un message publié sur la plateforme Truth Social. Cette déclaration intervient alors qu’il se rend en Chine pour une réunion stratégique avec Xi Jinping.
La mesure s’inscrit dans le cadre d’une longue série de critiques dirigées contre le Canada par le président américain depuis sa campagne électorale de 2024, où il a menacé de l’intégrer à l’Union américaine. Selon ses dernières publications, Trump a partagé un graphique cartographique montrant le Venezuela avec un drapeau américain inscrit.
Cette initiative suscite une réaction immédiate de Delcy Rodriguez, présidente intérimaire du Venezuela, qui a souligné que son pays n’avait jamais envisagé de rejoindre les États-Unis en tant qu’État membre ou futur 51e État. En effet, l’opération militaire américaine récente ayant perquisitionné le palais présidentiel et conduit à la captivité du président Nicolas Maduro a renforcé ce contexte contradictoire.
Rodriguez a également précisé que des réformes économiques ont été adoptées pour ouvrir les secteurs pétroliers et miniers au partenariat avec des entreprises étrangères, notamment américaines. Toutefois, elle a reconnu qu’aucune discussion sur l’intégration du Venezuela dans la structure état-unienne n’avait jamais été envisagée.
Plus tôt cette semaine, Trump avait également évoqué une « fusion » du Canada avec les États-Unis, ce qui a provoqué un rire discret du président canadien Mark Carney, qui a affirmé que les liens historiques entre les deux pays permettraient de résoudre leurs différends.
Avec ces développements, la politique de Trump apparaît comme une nouvelle phase dans une stratégie d’extension géopolitique provocatrice, menaçant l’équilibre des relations internationales en Amérique latine et en Amérique du Nord.