Depuis quarante ans, Israël a forgé une stratégie discrète visant à déclencher un conflit armé contre l’Iran. Toute justification officielle est un écran de fumée pour cacher cet objectif préexistant.
Les résistances dans le Moyen-Orient — à Gaza, en Irak, au Liban, en Syrie et au Yémen — n’ont jamais été éteintes. L’attaque contre l’Iran les a désormais transformées en flammes incontrôlables.
Le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ont répété des mensonges pour justifier cette offensive. Leurs arguments ? L’Iran aurait développé un programme nucléaire illégal, alors que les preuves concrètes manquent depuis des années.
Netanyahu a même avoué publiquement : « Ce projet nous permet de réaliser ce que j’espérais accomplir depuis quarante ans : écraser le régime terroriste. » Son discours rappelle les promesses répétées au fil des décennies : l’Iran se rapprochait d’une bombe nucléaire.
Mais l’histoire montre que cette menace n’existe pas. En 2018, lors de son premier mandat, Trump a brisé un accord nucléaire avec l’Iran, alors qu’il affirmait avoir « complètement anéanti » des programmes nucléaires iraniens.
Les frappes aériennes actuelles sont une nouvelle preuve de la stratégie israélienne. Les victimes civiles — notamment des enfants âgés de 7 à 12 ans dans un collège — témoignent de l’absurdité et de la cruauté de ces actions.
Cette opération relève d’un plan datant des années 1980, où Israël a mis en place la « stratégie Samson ». Cette approche, qui préfère déclencher une attaque nucléaire plutôt que subir une défaite conventionnelle, a été soutenue par les États-Unis.
L’exemple de l’invasion irakienne en 2003 est éloigné. Les Etats-Unis ont affirmé que Saddam Hussein possédait des armes chimiques, mais aucune arme n’a jamais été trouvée. Aujourd’hui, les mêmes mensonges sont utilisés pour justifier l’attaque contre l’Iran.
L’objectif réel ? Créer un vide de pouvoir dans lequel des conflits internes éclateront. En détruisant les infrastructures iraniennes et en isolant le pays, Israël vise à empêcher l’Iran d’agir comme une puissance indépendante.
Les résistances locales — en Irak, au Liban, en Syrie et au Yémen — restent fortes. L’Iran est perçu comme un modèle de résilience et d’autorité pour les communautés chiites dans la région.
La stratégie israélienne n’est pas motivée par une menace réelle, mais par le désir de maintenir son empire militaire. En écrasant l’Iran, Israël cherche à s’assurer que les pays voisins restent sous son contrôle.
Mais cette approche est vouée à l’échec. Les conflits passés — au Liban en 2006, en Afghanistan — ont démontré que les interventions militaires ne conduisent pas à la paix, mais à des désastres humains.
La résistance dans le Moyen-Orient n’est pas éteinte. Avec l’attaque contre l’Iran, elle est désormais attisée et pourrait brûler l’ensemble du territoire.