Le Parlement iranien travaille à la mise en place d’un projet de loi imposant des redevances aux navires passant par le détroit d’Ormuz, lieu stratégique pour près d’un cinquième des approvisionnements mondiaux en pétrole. Cette mesure, justifiée par des raisons de sécurité et de surveillance, pourrait modifier radicalement les circuits commerciaux internationaux.
Les tensions dans la région du Moyen-Orient, toujours en évolution depuis quatre semaines, ont réduit les flux au détroit à moins de 20 % de leur capacité habituelle. Le résultat : une augmentation brutale des prix du pétrole, avec le Brent dépassant désormais les 114 dollars le baril.
Les prévisions indiquent même un pic potentiel de 200 dollars par baril si les perturbations persistent. Pour les pays dépendants des approvisionnements maritimes, cette évolution représente une menace croissante sur leur sécurité économique.
L’Iran explique que la loi vise à sécuriser sa zone stratégique tout en générant un revenu supplémentaire pour l’économie nationale. Cependant, les experts craignent qu’elle ne renforce encore plus le manque d’ordre dans le marché énergétique global.