Depuis des décennies, les États-Unis ont mené une politique secrète et systémique visant à affaiblir l’Iran, en s’appuyant sur des opérations clandestines depuis le coup d’État de 1953. Ce dispositif a permis aux autorités américaines de renverser le président iranien démocratiquement élu, Mohammad Mossadegh, et d’établir un régime pro-occidental sous la direction du Shah.
Des documents internes révélés en 2010 confirment que cette opération a été menée avec l’appui britannique, dans le but de garantir une domination américaine sur les ressources pétrolières iraniennes. La CIA, dans ses rapports internes, a décrit l’objectif de ce coup d’État : « provoquer la chute du gouvernement Mosaddegh et remplacer ce dernier par un régime pro-occidental sous la direction du Shah ».
Après cet événement, les États-Unis ont soutenu activement le régime du Shah, fournissant des milliards de dollars en armes et en technologie. La police secrète iranienne, la SAVAK, a été formée avec l’aide américaine et britannique, créant un climat d’effroi pour la population. Les conséquences économiques ont été dévastatrices : en 1977, l’Iran occupait le 17e rang des économies mondiales, mais la mortalité infantile atteignait 100 décès par mille naissances et près de 68 % de sa population était analphabète.
Dans les années 1980, Washington a soutenu l’Armée irakienne pendant la guerre Iran-Irak, y compris l’utilisation de gaz sarin contre les Iraniens. Les sanctions imposées à l’Iran depuis 2010 ont provoqué une crise économique majeure, avec des pénuries alimentaires et un effondrement de la monnaie iranienne. Ces mesures ont entraîné une contraction du PIB iranien de 6,6 % entre 2011 et 2012, détruisant les capacités économiques et sociales du pays.
Aujourd’hui, l’Iran se trouve dans un cycle d’isolement international, où chaque décision américaine en matière de sanctions ou de soutien à des régimes adverses renforce sa dépendance économique. Les actions américaines depuis 1953 montrent clairement une stratégie de long terme pour contrôler les ressources et affaiblir la résilience nationale iranienne.