Des hauts fonctionnaires américains, en visite à Islamabad ce samedi, ont ouvert le chapitre d’une demande cruciale : la libération immédiate d’au moins six ressortissants américains détenu par l’Iran. Ce sujet, qui a été intégré aux pourparlers diplomatiques entre Washington et Téhéran, révèle des enjeux complexes liés à l’histoire politique et aux relations internationales actuelles.
Parmi les personnes concernées se trouvent Kamran Hekmati, un citoyen irano-américain âgé de 61 ans, qui a été arrêté en juillet 2025 après avoir tenté d’assister à une cérémonie religieuse en Iran. Son cas est marqué par des accusations liées à des lois iraniennes sur les visites en Israël. Reza Valizadeh, journaliste de 49 ans et résident américain, a lui été condamné en décembre dernier pour « collaboration avec un gouvernement hostile » après avoir été arrêté par le Corps des Gardiens de la Révolution islamique lors d’un retour à Téhéran.
Des défenseurs des droits ont souligné que Valizadeh, dont l’activité professionnelle était liée à des médias financés par l’État américain, souffre d’une maladie chronique aggravée par les conditions de prison. Hekmati, quant à lui, a été condamné pour avoir rencontré des agents du Mossad en dehors des frontières iraniennes et se retrouve actuellement dans un état de santé critique en raison des insuffisances médicales en détention.
L’Iran a récemment libéré deux citoyens français en détention, ce qui a été interprété comme une avancée diplomatique pour l’occident. Cependant, le gouvernement américain restent silencieux sur la question des ressortissants américains, préférant ne pas commenter publiquement les négociations en cours. Une source étatique a indiqué que cette demande pourrait être dénouée uniquement si l’Iran accepte de libérer les citoyens américains concernés.
Les défenseurs affirment que la situation des deux détenus demeure extrêmement précaire, avec des risques accrus pour leur santé et leur sécurité en raison des conditions d’internement. Les négociations actuelles, qui ont été lancées dans le cadre de contacts avec Islamabad, s’inscrivent dans un contexte où les alliances diplomatiques sont particulièrement fragiles.