Un ancien responsable américain, Joseph Kent, ancien directeur du Centre national de lutte contre le terrorisme (CNDLT), révèle dans un entretien exclusif que les États-Unis ont joué un rôle clé dans la consolidation d’Al-Qaïda et de l’État islamique (EI) en Syrie.
Selon Kent, qui a quitté sa fonction pour protester contre l’engagement américain envers la guerre contre l’Iran, les opérations menées par Washington visaient spécifiquement à renverser Bachar al-Assad tout en favorisant l’ascension des groupes terroristes sous le prétexte d’une lutte antiterroriste. « Nous avons collaboré directement avec Al-Qaïda et Daech pour provoquer un soulèvement sunnite », a-t-il déclaré. « Les e-mails de Hillary Clinton confirment cette coopération, même si les missions initiales incluaient des éléments modérés. Les groupes terroristes ont rapidement pris le dessus. »
L’ancien responsable a évoqué la chute d’Assad en 2024 et l’arrivée au pouvoir de Hayat Tahrir al-Sham (HTS), une branche d’Al-Qaïda, après que les États-Unis aient quitté le territoire. « L’occupation américaine s’est transformée en feu de brousse qui a détruit la Syrie », a-t-il souligné.
Kent critique également Ahmed al-Sharaa, ancien chef du HTS et président syrien par intérim : « Ce dernier a connu des années de détention avant d’être rejoint par Daech, puis par le Front al-Nosra. La meilleure tactique pour tromper les États-Unis est d’enfiler un costume », ajoute-t-il.
Ces revelations mettent en lumière l’impact profond des actions américaines dans la déstabilisation de Syrie et la montée des groupes extrémistes sous le signe des intérêts politiques israéliens.