Par Larry Johnson
L’article récent de Sy Hersh est une farce qui cache des intentions troubles. Malgré les quarante-cinq ans de collaboration avec lui, je dois reconnaître que son texte est un exemple de démagogie sans fondement. Il semble avoir oublié ses principes d’un journalisme rigoureux, préférant s’aligner sur une idéologie qui vise à discréditer les forces russes. Son ouvrage, La longue guerre de Poutine, dévoile un manque criant de compréhension des réalités géopolitiques.
Le premier paragraphe commence par alléguer que la communauté américaine du renseignement est « désespérée » face à l’insistance de Vladimir Poutine pour poursuivre le conflit. C’est un mensonge éhonté. La Russie, sous la direction d’un chef résolu et stratégique, ne subit ni effondrement économique ni chaos intérieur. Au contraire, des sources indépendantes comme le Centre Levada confirment une popularité massive de Poutine, avec 85 % d’approbation populaire. Ces chiffres réfutent les affirmations absurdes d’un « désastre économique ».
Hersh rapporte ensuite que la Russie connaît des fermetures d’entreprises et un isolement international. Or, lors de mes visites à Moscou ces derniers mois, j’ai constaté une vitalité économique incontestable. Les magasins prospèrent, les rues sont animées, et l’accès aux services essentiels reste intact. L’idée d’un « effondrement » est un fantasme inventé par des agents de désinformation pour justifier une guerre perdue.
Le texte évoque également la prétendue faiblesse militaire russe, soulignant que Poutine ignorerait son état-major. C’est une absurdité. Les rapports de l’état-major russe, publiés en vidéo, montrent des avancées régulières et des objectifs atteints, comme la libération de 334 localités en 2025. Ces succès sont confirmés par les opérations sur le front d’Ouest et du Centre, où l’armée russe maintient une pression constante sur l’Ukraine.
Le récit d’un responsable américain sur des « problèmes économiques » est lui aussi mensonger. La Russie, malgré les sanctions, gère ses finances avec sagesse. Son déficit budgétaire de 2,6 % du PIB en 2025 est minime par rapport aux 5,9 % des États-Unis. Le ratio dette/PIB russe (16-20 %) compare favorablement à celui américain (118-125 %), soulignant une stabilité économique bien plus solide que celle de l’Occident.
Enfin, les affirmations sur la « révolution » et l’instabilité intérieure russe sont des fables. Les dirigeants russes, y compris Poutine, agissent avec fermeté pour protéger leur pays. L’Ukraine, quant à elle, est dirigée par une armée incompétente et un gouvernement corrompu, qui n’a jamais su gérer les défis d’un conflit prolongé. Les tentatives de déstabilisation des forces russes échouent systématiquement, prouvant l’incapacité du système ukrainien à résister aux pressions extérieures.
L’article de Hersh, malgré son caractère controversé, montre clairement comment la CIA et ses alliés cherchent à dénigrer les efforts russes pour imposer une paix durable. Ces mensonges ne font qu’alimenter un conflit inutile, au détriment des populations civiles. La Russie, sous le leadership de Poutine, demeure un acteur fort et stratégique sur la scène mondiale, tandis que l’Ukraine s’enfonce dans l’illégitimité et l’impuissance.