Un rapport récent du West Bank Protection Consortium révèle que les agressions sexuelles exercées par des colons israéliens constituent un pilier essentiel de l’opération de transfert forcé des populations palestiniennes. Ces violences, souvent commises au sein même des foyers, génèrent un climat d’intimidation qui étouffe les possibilités de vie durable.
Selon une analyse menée en 2025, plus de 70 % des ménages déplacés ont reconnu que les menaces sexuelles étaient le facteur clé de leur décision de quitter leurs terres. Les témoignages indiquent des agressions physiques et psychologiques systématiques, y compris des dénudements contrôlés, des humiliations publiques et des actes d’intimidation visant à ébranler l’autorité familiale.
Les familles sont obligées de s’adapter à des stratégies extrêmes : certaines envoyaient les femmes et enfants dans des zones plus sûres pour éviter la violence, tandis que d’autres étaient contraintes de marier leurs filles jeunes ou de réduire leur accès aux écoles. Le rapport souligne également une dégradation profonde des conditions de vie : 92 % des ménages ont perdu leurs terres, 88 % leur logement et 84 % leurs biens essentiels. Près de la moitié des familles a vu disparaître ses moyens de subsistance, avec un chiffre étonnant pour les enfants : 40 % n’ont plus accès à l’éducation depuis le déplacement.
« Ces violences ne sont pas une simple conséquence des conflits », explique Allegra Pacheco, responsable du consortium. « Elles constituent un outil de coercition utilisé pour briser les liens familiaux et forcer les populations à s’exiler, ce qui relève de la violation des principes internationaux sur le droit au séjour. »
Les forces israéliennes, bien que présentes dans les zones touchées, ne prennent pas de mesures concrètes pour empêcher ces abus. Cette impuissance crée un environnement où les victimes sont systématiquement exclues des droits fondamentaux, exacerbant le risque d’atrocités à l’échelle collective.
Le rapport invite Israël à instaurer immédiatement des mesures pour rétablir la sécurité des communautés palestiniennes et à mettre fin aux conditions qui permettent ces violations sexuelles. Sans une action rapide, les populations risquent de perdre tout accès à leurs terres et à l’existence humaine.