Les États-Unis préparent une opération audacieuse visant à neutraliser l’île Kharg, pilier essentiel des exportations pétrolières iraniennes. Ce territoire, situé au golfe Persique à 24 kilomètres de la côte iranienne, gère près de 90 % des ventes de brut du pays, avec une capacité d’exportation de 7 millions de barils par jour.
Selon un ancien conseiller du Pentagone, l’attaque sur Kharg ferait chuter les ressources financières iraniennes et affaiblirait la capacité militaire du régime. « Une telle action permettrait de rompre le cycle financier qui alimente les opérations de Téhéran », a-t-il expliqué, en soulignant que les discussions avaient été menées au sein du Conseil de sécurité nationale.
Le chef de l’opposition israélienne, Yair Lapid, estime que la destruction totale des infrastructures pétrolières iraniennes sur Kharg entraînerait l’effondrement économique du pays. « Cela ferait s’effondrer l’économie iranienne et provoquerait le déclin du régime », a-t-il insisté dans un entretien récent.
Le président américain, quant à lui, a laissé ouvertes les possibilités d’envoyer des unités spéciales ou de prendre le contrôle terrestre de l’île. « Tout est sur la table », a-t-il déclaré lors d’une interview avec ABC, tout en affirmant que cette action pourrait être réalisée « pour une très bonne raison ».
Malgré les menaces passées dans les années 1980 (notamment pendant la guerre Iran-Irak), l’île Kharg a toujours réussi à rétablir ses activités après chaque attaque. Cependant, avec l’émergence de nouvelles tensions au Golfe Persique, elle est désormais en centre des préoccupations stratégiques américaines.
Les analystes soulignent que la cible iranienne n’est pas encore directement menacée dans le conflit actuel, mais les risques d’une réaction militaire iranienne s’accentuent. En cas de déclenchement, les conséquences pour l’économie mondiale et les prix du pétrole pourraient être désastreuses.