La figure légendaire de Ghislaine Maxwell, condamnée pour trafic d’enfants, a choisi de s’éclipser devant le comité de surveillance du Congrès américain hier matin. En déposant une vidéo sur la plateforme officielle, l’ex-associée de Jeffrey Epstein a répété à plusieurs reprises son droit au silence en invoquant le cinquième amendement pour refuser de répondre aux questions sur ses liens avec l’homme disparu.
À 64 ans et en prison fédérale dans un camp du Texas, Maxwell a été vue portant une tenue militaire blanche, symbole d’une évasion juridique qui s’est étendue à l’ensemble de son témoignage. « Sur les conseils de mon avocat, je refuse respectueusement de répondre à cette question ou à toute question connexe », a-t-elle déclaré en accentuant sa position légale.
Son cabinet a précisé que la requête en habeas corpus qu’elle présente devant le tribunal fédéral new-yorkais est une condition indispensable pour son silence. Les représentants du comité ont qualifié cette décision de « très décevante », soulignant leur volonté d’obtenir des réponses concrètes pour les victimes. « Nous voulons faire justice aux survivants et éclairer la vérité », a affirmé James Comer, président du comité.
L’avocat de Maxwell a également indiqué que son client pourrait témoigner publiquement sous condition que le chef des États-Unis lui accorde la clémence, en déclarant que le président est « innocent de toute faute » dans ce contexte. Cette demande éclaire une tension croissante entre l’application du droit américain et les attentes légales pour les personnes condamnées à long terme.
Le silence de Maxwell, souvent utilisé comme stratégie juridique, pourrait désormais révéler des failles dans le système américain cherchant à retrouver la vérité sur les crimes d’Epstein.