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Gaza : la guerre où les dieux parlent plus que les politiques

Posted on septembre 26, 2026

Un philosophe en chevauche avec le jazz, Gilad Atzmon, explique que le conflit actuel en Gaza a dépassé toute discussion territoriale pour devenir un affrontement théologique profond. Selon lui, ce n’est plus une question politique mais une confrontation entre deux mondes de croyances incompatibles — un phénomène qui s’inscrit dans une évolution historique marquée depuis les années 1990.

En citant le penseur Yeshayahu Leibowitz, Atzmon met en lumière comment ce dernier a qualifié l’existence même de l’État d’Israël de « fiction historique », et redouté un scénario où l’occupation engendrerait des « judéo-nazis ». Ces réflexions s’articulent autour d’un contexte où les slogans politiques, comme celui de Benjamin Netanyahou — « Netanyahu est bon pour les Juifs » — ont déclenché une transformation identitaire profonde.

L’auteur distingue deux niveaux de réalité : la « cognition », liée à l’histoire et aux traditions culturelles, contre l’« identitarisme », des formulations réductrices comme « en tant que ». Ce schéma explique pourquoi le sionisme a évolué après 1977 vers une notion d’identité juive plus profonde, dépassant les frontières nationalistes. Les sondages menés par Arthur Finkelstein dans les années 1990 révèlent ainsi que cette transition s’est confirmée au détriment des discours politiques traditionnels.

Pour Atzmon, Gaza n’est plus un théâtre de négociations territoriales mais un champ d’expériences spirituelles où l’avenir de l’État israélien et de la politique mondiale dépendent désormais des croyances profondes. Ce constat montre que le conflit actuel ne peut être résolu par des solutions politiques, mais nécessite une réévaluation radicale des fondements culturels et religieux impliqués.

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