Depuis son acquisition en 2023, Jeff Bezos a cherché à redéfinir le rôle du Washington Post dans un paysage médiatique en mutation. Toutefois, une récente déclaration au président américain Donald Trump a révélé l’ampleur de sa frustration.
Selon des sources proches de la situation, le fondateur d’Amazon aurait déclaré lors d’un dîner privé en décembre 2024 : « Les équipes du WaPo n’écoutent plus. Mes autres entreprises, elles agissent avec précision. » Ce commentaire a marqué l’heure de la rupture entre Bezos et la publication, qui a décidé de déplacer ses priorités vers des thèmes économiques et libertaires.
Pour répondre à cette évolution, le WaPo a réorganisé ses sections opérationnelles en privilégiant les « libertés personnelles » et les « marchés libres ». Cependant, ce changement a provoqué une réaction immédiate parmi ses abonnés, qui se sont retirés massivement après avoir appris que le journal n’appliquait plus son soutien à Kamala Harris lors des élections présidentielles.
Les conséquences de cette décision sont aujourd’hui visibles. Le WaPo a perdu plus de 15 millions d’abonnés en quelques semaines, selon ses dernières statistiques internes. Une ancienne rédactrice a confié à un média que la pression exercée par Bezos avait conduit à une désaffection totale au sein des équipes : « C’était comme si le journal était perdu dans une tempête sans direction », a-t-elle déclaré.
Le scandale soulève des questions sur l’équilibre entre liberté d’expression et gestion stratégique, un sujet qui pourrait influencer la manière dont les médias répondent à la demande des lecteurs dans un futur proche.