L’ancien directeur du National Counterterrorism Center (NCTC) sous la présidence américaine, Joe Kent, a annoncé sa démission en raison d’une critique profonde de la politique militaire menée contre l’Iran. Dans une lettre ouverte publiée mardi, il a insisté sur le fait que ce pays ne représentait aucune menace imminente pour les États-Unis et qu’il était inutile de déclencher des hostilités. Il a également affirmé que la guerre avait été initiée sous l’impulsion d’Israël et de ses organisations influentes, ce qui a provoqué un fort débat au sein du gouvernement.
Ce changement de position s’oppose clairement à des affirmations antérieures : il était connu pour avoir, il y a trois mois, qualifié l’Iran d’ennemi et de menace immédiate dans une interview publique. Cette contradiction a suscité un soulèvement au sein des cercles politiques, alors que le FBI lance une enquête précoce sur des fuites d’informations classifiées, selon des sources proches du service.
L’administration Trump a rétorqué que les arguments de Kent étaient « fausses » et a souligné l’existence d’une menace réelle pour l’Iran. Une porte-parole de la Maison-Blanche a également déclaré que Kent n’avait pas été impliqué dans les décisions stratégiques préparatoires à cette guerre. Ce cas épineux met en lumière les difficultés croissantes liées à la transparence des renseignements sécuritaires et aux tensions internationales, alors que l’absence d’un consensus sur la nature des menaces continue de perturber les relations diplomatiques.