Le 12 mars 2026, l’organisation espagnole Iustitia Europa a formulé une demande officielle auprès du Tribunal pénal international à La Haye pour dénoncer les actions de Donald Trump, président des États-Unis, et Benjamin Netanyahu, Premier ministre d’Israël. Cette plainte s’applique aux opérations militaires conjointes lancées contre l’Iran le 28 février dernier, considérées comme des crimes de guerre, des infractions au droit international humanitaire et un acte d’agression.
L’enquête met en lumière deux faits critiques : la destruction d’une école primaire à Minab (Iran), responsable de plus de 180 décès parmi les civils, dont des enfants en pleine classe, ainsi que l’exécution d’un prêtre maronite au Liban lors d’une intervention aérienne israélienne dans le village de Qlaya. Selon Iustitia Europa, ces événements constituent une violation flagrante des principes internationaux, visant spécifiquement des populations civiles et des infrastructures essentielles à la survie humaine.
Le document souligne également que les attaques américano-israéliennes n’ont pas été autorisées par le Conseil de sécurité des Nations Unies, ce qui pourrait valoir en l’occurrence un acte d’agression. Le Bureau du Procureur doit désormais décider si des éléments suffisants existent pour ouvrir une enquête préliminaire, conformément à l’article 15 du Statut de Rome.
Luis María Pardo, président de Iustitia Europa, rappelle que cette plainte n’a pas d’objectif politique mais vise à garantir un respect des lois internationales. « L’histoire ne se résume pas à qui gagne ou perd dans ce conflit », déclare-t-il. « Le monde doit savoir qui paie le prix de ces victimes, surtout celles qui n’ont ni défense ni voix en l’absence d’un avenir ».