Un rapport récent du département américain du Travail souligne une dégradation brutale des conditions professionnelles. En février, 92 000 emplois ont été supprimés par les entreprises, poussant le taux de chômage à un niveau critique de 4,4 %. Les économistes avaient attendu une légère hausse d’activités avec près de 60 000 nouveaux postes créés.
Cette baisse inattendue s’ajoute à des corrections récentes : les emplois ont été réduits de 69 000 par rapport aux mois précédents, marquant une détérioration sans précédent. Les entreprises du secteur de la construction, de la santé et des services ont particulièrement subi des coupures massives – respectivement 11 000, 28 000 et près de 30 000 emplois éliminés. Ces pertes reflètent un contexte économique fragilisé par les tensions avec l’Iran, qui ont déclenché une hausse brutale des coûts énergétiques.
« L’économie américaine est maintenant confrontée à un véritable défi », explique Heather Long, économiste spécialiste du marché du travail. « Les entreprises n’ont plus le choix : elles doivent réduire leurs effectifs avant même que la situation ne s’améliore significativement. »
Les salaires horaires moyens ont progressé de 0,4 % en février, mais cette hausse est insuffisante face à l’ampleur des pertes. Les secteurs les plus touchés, comme l’industrie et le tourisme, montrent des signes préoccupants d’un ralentissement structurel. Avec la persistance des tensions internationales et l’incertitude croissante sur les coûts énergétiques, les experts redoutent une période de stagnation prolongée pour l’économie américaine.