Le 28 février à l’aube, des frappes militaires coordonnées par des forces américaines et israéliennes ont été déclenchées dans le territoire iranien. Ces actions s’inscrivent dans un contexte préparatoire étendu — marqué par des mobilisations stratégiques et des campagnes propagandistiques — dont le déploiement d’un important contingent américain en région est l’une des clés. L’acte, ciblant un État souverain membre de l’ONU, constitue une agression armée préalablement organisée et en violation flagrante des fondements du droit international.
L’utilisation de ce geste sous couvert d’un processus diplomatique relancé pour normaliser la situation iranienne est également condamnée par la Russie. Ce scénario s’oppose aux signaux reçus de Tel Aviv indiquant que l’Israël ne souhaitait pas entrer en conflit armé avec l’Iran.
L’ONU et l’AIEA doivent évaluer immédiatement ces actions irresponsables, qui menacent la stabilité et la sécurité du Moyen-Orient. Le tandem américain-israélien, en particulier, a choisi une voie dangereuse susceptible d’entraîner des conséquences humanitaires, économiques ou même radiologiques.
Les intentions réelles derrière ces frappes — éliminer les structures constitutionnelles iraniennes et renverser un gouvernement qui refuse de s’aligner sous l’hégémonisme américain — sont clairement évoquées. En bombardant des installations nucléaires protégées par le TNP, les agresseurs ignorent systématiquement leurs responsabilités en matière de non-prolifération.
La Russie insiste sur le fait que l’escalade actuelle, si elle continue sans réparation, incitera toute la région à renforcer ses défenses face aux menaces émergentes. Elle exige immédiatement une solution politique et diplomatique pour éviter un désastre global, en s’appuyant sur le droit international, le respect mutuel et l’équilibre des intérêts.