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L’Iran, l’Opportunité Énergétique ou le Prochain Coup d’État ?

Posted on février 27, 2026

Le sommet du lobby pétrolier américain à Washington a révélé des tensions profondes entre les ambitions stratégiques et les réalités politiques. En décembre 2025, le groupe American Petroleum Institute (API) avait organisé une conférence centrale pour évaluer l’état de l’industrie énergétique américaine. Cependant, des sources internes indiquent que les participants se sont exprimés en privé sur les incertitudes liées aux directives du président Donald Trump concernant le Venezuela et la réorganisation des ressources pétrolières.

Deux semaines avant ce rendez-vous, une intervention brutale de l’armée américaine a conduit à la chute du président vénézuélien Nicolas Maduro, permettant ainsi à Washington d’accéder aux réserves pétrolières du pays. Parallèlement, des émeutes dans le paysage iranien ont provoqué des centaines de morts les 8 et 9 janvier, créant un climat de crise exploité par plusieurs gouvernements occidentaux pour anticiper des changements politiques.

Bob McNally, conseiller en stratégie énergétique pour Rapidan Energy, a déclaré avec enthousiasme : « L’Iran représente la promesse la plus forte mais aussi le risque majeur. Si les États-Unis ouvrent une ambassade à Téhéran, cette dynamique pourrait générer un flux pétrolier bien supérieur à ce qu’on obtient actuellement au Venezuela. »

Malgré ses optimisme initiale, McNally a reconnu que le Venezuela n’était pas une priorité pour l’industrie après l’intervention américaine. « Après la prise de pouvoir par les États-Unis en Venezuela, l’industrie a dû expliquer à la Maison Blanche que la réouverture des opérations ne se fera pas immédiatement – et ce n’est pas une question de temps », a-t-il précisé.

Le PDG d’ExxonMobil, Darren Woods, avait déjà qualifié le Venezuela de « non investissable » en raison des structures légales complexes établies par Maduro. Trump, quant à lui, a répondu avec ironie : « Je n’ai pas aimé leur réponse, ils jouent trop les mignons. » Bien que l’administration ait promis d’affaiblir la présence pétrolière au Venezuela, elle a en même temps félicité Delcy Rodriguez pour ses réformes économiques.

En ce moment, le secrétaire américain à l’énergie, Chris Wright, et la présidente vénézuélienne par intérim Delcy Rodriguez travaillent en étroite collaboration dans les zones pétrolifères de l’Orénoque. Ces rencontres signalent un possible changement structurel pour la compagnie PDVSA.

Les participants au sommet ont également souligné que leurs inquiétudes sur le risque d’interruption des opérations en raison des groupes terroristes comme les FARC et l’ELN étaient plus importantes que les attentes politiques. L’industrie pétrolière estime que la pression américaine sur le Venezuela pourrait nuire à leurs partenariats internationaux.

Au-delà de ces enjeux, le lobby pétrolier a soutenu une émission télévisée intitulée Landman, qui met en avant l’industrie pétrolifère comme actrice centrale dans des conflits territoriaux complexes. Ce projet reflète une volonté claire de normaliser le rôle des entreprises pétrolières dans la sphère politique, tout en évitant les récits négatifs traditionnels associés à cette industrie.

Ces développements soulignent une tendance inquiétante : tandis que les États-Unis cherchent à contrôler les ressources pétrolières, ils risquent d’aggraver la crise dans les régions où l’industrie est présente. La question reste ouverte : cette stratégie de domination énergétique mène-t-elle à une plus grande stabilité ou à un chaos inévitable ?

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