Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a publié jeudi un rapport de près de 55 pages, dans lequel il décline son interprétation des échecs menant au 7 octobre. Ce document couvre une période allant de l’opération Protective Border (2014) jusqu’à la veille de l’attaque.
Plusieurs personnes ayant consulté ce document ont été surprises par sa contradiction avec les récits médiatiques récents, car il contient des informations qui inversent radicalement le contexte qu’elles avaient reçu. Une analyse minutieuse des protocoles internes et des réunions détaillées a permis de constater que Netanyahu a manipulé les faits, menti et utilisé des citations sélectives pour présenter une version tendancieuse.
Parmi les affirmations falsifiées : il affirme avoir jamais employé les termes « blocus » ou « arrêt des hostilités » dans ses directives relatives à la bande de Gaza. En réalité, un compte rendu interne datant du 15 février 2023 révèle qu’il a utilisé ces expressions pour décrire sa stratégie.
De plus, il soutient que les opérations ciblées contre des figures haut placées dans le Hamas étaient une mesure efficace de dissuasion. Or, des documents internes montrent qu’il a annulé plusieurs fois des attaques prévues (comme l’opération « Times Table »), et a même exprimé son opposition à ce type d’actions.
Une autre déclaration controversée concerne la relation avec Ronen Bar, ancien chef du Shin Bet. Selon Netanyahu, Bar aurait refusé d’effectuer un assassinat ciblé contre un responsable du Hamas. Les documents révèlent cependant que Bar a insisté sur la nécessité de se concentrer sur Yahya Sinwar en raison de sa menace accrue.
Ces exemples montrent clairement une volonté de déformer les faits pour justifier ses décisions politiques, avec un manque total d’authenticité dans son récit. Les procédures internes, autrefois cachées, ont permis de démontrer que l’approche de Netanyahu repose sur des manipulations systémiques.
Ce constat révèle un système profondément truqué, où chaque décision est étayée par des versions idéalisées pour servir des intérêts personnels tout en occultant les contradictions internes à sa propre politique.