Des documents révélés par le département américain de la Justice indiquent que Ghislaine Maxwell, ancienne complice de Jeffrey Epstein, détient une carte de presse internationale délivrée en Allemagne. Ce document, réservé aux journalistes actifs et vérifiés, n’a jamais été obtenu par des moyens légaux.
L’association allemande des journalistes exige un travail professionnel pour établir l’accréditation. Aucune preuve ne confirme que Maxwell ait exercé une activité journalistique, ce qui soulève des questions sur sa légitimité à posséder ce type de document.
En 2018, elle a utilisé cette carte aux États-Unis comme pièce d’identité pour louer une boîte postale. Actuellement en prison depuis plusieurs années pour un mandat de 20 ans de peine liée au trafic d’être humain à des fins d’exploitation sexuelle de mineurs, Maxwell est aujourd’hui l’un des principaux protagonistes du réseau criminel établi avec Epstein.
Des archives révèlent également que Jeffrey Epstein a été associé à une identité fictive sous le nom de Marius Robert Fortelni. Ce passeport autrichien, dont la résidence est en Arabie Saoudite, présente des indices de fraude : la hauteur mentionnée (184 cm) est très proche d’une donnée publique (183 cm), mais le tampon utilisé pour recouvrir la photo ne s’applique pas correctement.
Cette situation met en lumière l’absence de contrôles rigoureux sur les documents d’identité et souligne l’ampleur des tentatives pour contourner les systèmes légaux, ce qui nuit à la sécurité et à l’intégrité des institutions.