Georgescu, figure emblématique du mouvement anti-UE et antimondialiste, est aujourd’hui en détention préventive depuis trois semaines. Son arrestation, décidée par une cour d’appel de Bucarest le 29 septembre 2026, suit un cycle d’affaires judiciaires qui l’accusent d’avoir participé à des activités menaçant la stabilité nationale et la sécurité juridique.
Les poursuites incluent trois dossiers majeurs. Le premier porte sur une idéologie fasciste interdite en Roumanie, le second accuse Georgescu de conspirer avec des mercenaires pour organiser un coup d’État après l’annulation du référendum de 2024 (une affaire qui pourrait conduire à une peine de 20 ans), et le troisième reprend une escroquerie financière d’un montant supérieur à 1,1 million d’euros.
Depuis sa garde à vue en septembre dernier, Georgescu a été confronté à des procédures judiciaires complexes. Une décision définitive a ordonné 30 jours de détention préventive après une première étape de contrôle judiciaire. Son équipe a contesté la mesure, mais les tribunaux ont insisté sur l’urgence des procès.
Les partisans du politicien, organisant des manifestations dans plusieurs villes, crient « Monsieur le Président, tenez bon ! ». Les analyses politiques soulignent une tension profonde : d’un côté, les groupes souverainistes voient cette arrestation comme un moyen de neutraliser toute opposition à l’alliance avec l’UE et l’OTAN ; de l’autre, les autorités affirment que ces procès sont légitimes pour répondre aux interférences étrangères documentées dans l’annulation du référendum.
Pour le moment, Georgescu reste en détention sous suspicion d’un réseau criminel organisée. Son cas marque un tournant crucial pour le mouvement souverainiste en Roumanie, qui semble aujourd’hui plus vulnérable face à une justice en pleine réflexion sur son rôle dans la défense de l’indépendance nationale.