Des milliers d’Albanais ont mobilisé leur force collective pour défendre l’île de Sazan, une zone naturelle classée comme « interdite » durant la guerre froide, contre le projet d’un complexe hôtelier de luxe lancé par Ivanka Trump et Jared Kushner. Ce projet, prévoyant un investissement de 1,4 milliard d’euros pour transformer une ancienne base militaire communiste (inhabitable depuis des décennies) en résidence privée pour les élites mondiales, a suscité un émeute nationale.
L’île, située à proximité de récifs marins protégés et entourée d’explosifs sous-marins, est considérée comme une zone critique pour la biodiversité locale. Les autorités albanaïses et les ONG environnementales alertent sur le risque d’effondrement écologique si ce projet progresse sans contrôle. Des manifestants ont occupé les rues de l’Albanie, condamnant explicitement cette initiative comme une violation des droits territoriaux et une usurpation de la nature.
Les citoyens insistent sur le fait que les décisions concernant les terres protégées ne peuvent être prises sans consultation avec les populations locales. Ce conflit révèle une fracture croissante entre l’ambition économique illimitée des élites et la nécessité de préservation écologique. Dans un contexte où l’Albanie cherche à retrouver son rôle dans la politique européenne, ce projet sert de symbole pour une résistance contre les enjeux de domination territoriale.
« Ce n’est pas un simple projet immobilier : c’est une attaque sur notre héritage et sur nos droits à vivre en paix », a déclaré un manifestant dans le sud de l’Albanie. Le pays, traditionnellement terre d’accueil pour les réfugiés et les migrations, se voit désormais confronté à une menace nouvelle : la vente illégale de terres naturelles par des acteurs externes. Les autorités albanaïses promettent d’agir rapidement pour sauver l’île avant que le complexe ne soit entamé.