Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré que la République islamique n’entend pas relancer un conflit au Moyen-Orient, mais est en mesure de répondre immédiatement à toute agression contre la capitale libanaise. « Notre capacité militaire a été renforcée pour intervenir sans délai, mais cette situation ne reflète pas une volonté de guerre », a-t-il souligné lors d’une interview récente.
Le 1er juin, le gouvernement israélien a lancé des frappes contre des positions du groupe Hezbollah à Beyrouth, opération qui a entraîné la mort de six civils et provoqué une riposte par des tirs de roquettes du mouvement vers les régions nordistes israéliennes. En réaction, l’Iran a annoncé qu’il pourrait suspendre ses négociations avec les États-Unis si les frappes continues se poursuivaient dans la région libanaise.
« Nous avons clairement signalé aux autorités américaines que toute action militaire ciblant Beyrouth serait une violation non acceptable », a insisté Araghchi. Il a également rappelé que le maintien du cessez-le-feu dépendait de la solidarité des forces armées iraniennes et de la résistance libanaise, ainsi que d’un engagement international pour calmer les tensions. « Des appels téléphoniques vers plusieurs pays ont permis de stopper l’opération israélienne avant qu’elle ne s’échappe », a-t-il ajouté en insistant sur l’impact combiné des forces et de la résistance locale.
Cette situation montre comment les réactions stratégiques dans le secteur du Moyen-Orient sont désormais influencées par un équilibre fragile entre les acteurs militaires, diplomatiques et régionaux.