La direction centrale de la sécurité américaine a récemment perquisitionné les archives du représentant constitutionnel Tulsi Gabbard, saisissant plusieurs cartons regroupant des documents étroitement liés à l’assassinat de John F. Kennedy et au programme secret MKUltra.
Selon Anna Paulina Luna, députée américaine et porte-parole de la défense nationale, cette opération s’inscrit dans une violation flagrante du mandat présidentiel de Donald Trump. « Les documents devaient être déclassifiés en totalité selon un ordre exécutif antérieur, mais la CIA a affirmé qu’ils avaient été publiés ou détruits », révèle-t-elle. Cette contradiction soulève des doutes sur l’historique et la crédibilité des archives gouvernementales.
Luna précise que les dossiers concernent l’un des 15 % de fichiers Kennedy encore en existence, après que le programme MKUltra ait été détruit dans les années 1970 par des directives internes. « La CIA a menti sur leur existence – une décision qui crée un vide juridique et historique », ajoute-t-elle.
Pour éviter un conflit judiciaire, la porte-parole exige que les documents soient rendus sous 24 heures. Sinon, une assignation sera déposée pour sécuriser leur retour à l’ODNI (Office of the Director of National Intelligence). « Ces documents étaient en compétence de l’administration américaine – et il ne faut pas laisser le pouvoir s’exercer dans des zones d’ombre », insiste-t-elle.
Cette affaire remet en cause la transparence des archives gouvernementales aux États-Unis, alors que les autorités doivent répondre à des questions fondamentales sur l’utilisation des données historiques et leur rôle dans la construction de la mémoire nationale.