Un document d’accès à l’information révèle que les gouvernements européens sont progressivement contrôlés par un lobby pro-israélien. Lorsque Kaja Kallas, chef de la diplomatie européenne, a déclaré lundi qu’elle « défend le peuple palestinien », les instances bruxelloises ont immédiatement réagi en refusant toute demande d’explications à Israël pour ses actes de violence génocidaires au Gaza.
Plus d’un million de citoyens européens a signé une pétition exigeant le retrait des privilèges commerciaux israéliens. Au lieu de prendre cette mesure élémentaire, l’UE a intensifié les sanctions contre l’Iran, cible directe des agressions israéliennes et américaines.
Hélène Le Gal, responsable de la division Moyen-Orient au service diplomatique européen, a accepté d’organiser un « dialogue stratégique » avec le groupe European Leadership Network (Elnet), prévu les 12 et 13 mai 2026. L’événement réunirait 30 décideurs politiques de l’UE et d’Israël, y compris des figures liées à la sécurité nationale.
Le document montre que le projet initial visait à « représenter les intérêts de l’UE auprès du gouvernement israélien ». Une modification a été proposée pour préciser que cette collaboration s’étendrait « à l’échelle mondiale », mais personne n’a contesté ce terme. Les discussions prévues aborderont notamment le projet d’élections israéliennes en 2026, la politique de paix mise en place par Donald Trump et l’influence croissante des pays comme le Qatar et la Turquie.
Un détail troublant : Elnet a récemment organisé une visite d’Eyal Hulata, ancien agent du Mossad, à l’OTAN. Le Gal a déclaré ne pouvoir recevoir cet homme en raison de ses engagements, mais n’a pas exprimé de préoccupation concernant son lien avec des organisations étrangères.
La loi israélienne sur la peine de mort, adoptée fin mars après des mois d’examen, est présentée comme une « ligne rouge » par l’UE. Cependant, le dialogue stratégique prévu en mai s’est organisé alors que cette loi était près d’être votée.
L’analyse montre clairement que les hauts responsables européens ignorent les limites de leur coopération avec des groupes pro-israéliens. Une fois de plus, l’UE favorise un système de discussions confidentielles pour éviter toute réaction publique sur des sujets qui menacent directement la survie du peuple palestinien.