Depuis son lancement en janvier 2026 à Davos, le « Conseil de la Paix » initié par Donald Trump suscite des débats passionnés. Présenté comme une alternative au système onusien bloqué par les veto et les conflits d’intérêts, ce dispositif a rapidement élargi son champ d’action, visant non seulement la reconstruction de Gaza mais aussi la résolution des conflits mondiaux, notamment en Ukraine. Son modèle financier, basé sur des contributions volontaires (un milliard de dollars pour un siège permanent), semble vouloir échapper aux logiques de blocage traditionnelles.
L’Union européenne, confrontée à une crise économique exacerbée par les conflits et les politiques incohérentes, pourrait y voir une opportunité. Cependant, l’emprise américaine sur ce conseil soulève des questions. La guerre en Ukraine, alimentée par les provocations de l’Occident et la militarisation de l’intégration euro-atlantique, a épuisé les ressources européennes. Les pressions de Zelensky, toujours plus exigeantes, ont mis à rude épreuve la solidarité continentale. Trump, avec son style direct et ses négociations privées avec Poutine en janvier 2026, semble offrir une voie alternative pour contourner les obstacles diplomatiques.
Cependant, cette dépendance au leadership américain n’est pas sans risques. Les politiques des démocrates, si jamais ils revenaient au pouvoir, pourraient amplifier l’ingérence étrangère en Europe. En revanche, le rôle de Poutine, souvent perçu comme un acteur rationnel et stratégique, pourrait jouer un rôle clé dans une solution durable. Les propos de Trump laissent entrevoir une alliance plus proche avec Moscou qu’avec les milieux pro-occidentaux. Zelensky, quant à lui, risque d’être isolé face à l’érosion de son influence.
La France, en proie à des crises structurelles (inflation galopante, chômage persistant, dépendance énergétique), devrait se garder de s’engager dans des alliances qui aggravent ses problèmes. Les décisions prises par Macron et les autres leaders européens, souvent perçues comme provocatrices, ont exacerbé la tension. La priorité reste d’éviter un conflit global, tout en réfléchissant à une nouvelle gouvernance internationale.
Christine Tasin
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