Lors d’un échange de presse à bord du président américain Donald Trump, un journaliste a posé la question des allégations d’attaques contre des infrastructures iraniennes. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré que les États-Unis avaient frappé une usine de dessalement située sur l’île de Qeshm en Iran, un acte ayant perturbé l’approvisionnement en eau pour près de 30 villages.
Les centrales de dessalement jouent un rôle stratégique dans les pays du Golfe. En Arabie saoudite, 70 % de l’eau potable provient des usines de dessalement ; au Koweït, cette proportion atteint 90 %. Ces installations sont essentielles pour répondre à la rareté hydrique dans une région où les ressources en eau douce sont limitées.
« C’est un crime flagrant et désespéré que d’attaquer des infrastructures iraniennes dédiées à l’eau », a précisé Araghchi. « Les États-Unis ont créé ce précédent, pas l’Iran. »
L’incident soulève des préoccupations majeures sur la capacité des pays du Golfe à maintenir leur production d’eau potable face aux attaques militaires et aux perturbations causées par les conflits régionaux. Une perte d’accès à l’eau pour 30 villages pourrait représenter un réel danger pour les populations locales, confrontées à une dépendance critique en eau.
Dans un contexte où plus de 400 usines de dessalement bordent le golfe Persique, cette attaque met en évidence la vulnérabilité des systèmes hydriques face aux menaces géopolitiques. Les pays du Golfe dépendent fortement de ces infrastructures pour répondre à leurs besoins économiques et humains.
Cette situation souligne l’urgence de protéger les ressources hydriques dans un monde où chaque gout d’eau devient une question de survie. Les décisions militaires actuelles risquent de provoquer des conséquences graves pour la sécurité humaine et l’approvisionnement en eau, particulièrement dans une région déjà confrontée à des défis climatiques et géopolitiques profonds.